Depuis plusieurs décennies, la gendarmerie nationale s’est dotée de véhicules d’exception pour assurer ses missions de sécurité routière et d’intervention rapide. De la Renault Mégane RS à la Peugeot 306 S16 en passant par l’Alpine A310, ces modèles mythiques ont marqué l’histoire des brigades rapides d’intervention (BRI), aujourd’hui devenues les équipes rapides d’intervention (ERI).
La Brigade Rapide d’Intervention : une unité d’élite
La création de la BRI remonte au 7 février 1967, avec pour mission principale l’interception des véhicules en excès de vitesse sur les grands axes routiers. Ces unités spécialisées se sont rapidement imposées comme un élément clé de la sécurité routière, en combinant prévention et répression.
En 1999, les autorités placent l’ensemble des BRI sous la responsabilité du commandant de l’Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR), un réseau comprenant 90 escadrons et 7 200 militaires répartis sur tout le territoire français.
En janvier 2015, les BRI disparaissent officiellement, leurs missions étant intégrées aux pelotons d’autoroute ou pelotons motorisés sous la dénomination d’Équipes Rapides d’Intervention (ERI).
Les missions des Équipes Rapides d’Intervention
Les ERI ont pour mission principale d’intercepter les automobilistes dangereux, mais elles assurent également des escortes et transports rapides, notamment pour :
- Les hautes personnalités
- Le transport d’organes ou de sang
- L’accompagnement de véhicules d’urgence (ambulances, forces spéciales, etc.)
Chaque équipe est composée d’au minimum 5 gendarmes et 1 gradé, sous l’autorité du commandant de l’EDSR.
Une flotte de véhicules performants
Renault Mégane III RS (2011)
La Renault Mégane III RS, produite entre 2009 et 2016, est l’une des compactes sportives les plus abouties de son époque, incarnant le savoir-faire de Renault Sport en matière de performances et de châssis affûté.
Sous son capot, elle embarque un 4 cylindres 2.0L turbo développant 250 ch (puis 265 ch et jusqu’à 275 ch sur les versions Trophy et Trophy-R), associé à une boîte manuelle à 6 rapports et un différentiel à glissement limité sur certaines versions. Avec un 0 à 100 km/h abattu en environ 6 secondes et une vitesse de pointe dépassant les 250 km/h, elle rivalise avec les références du segment.

Ce qui fait la force de la Mégane RS, c’est surtout son châssis exceptionnel, disponible en deux versions :
Châssis Sport, plus polyvalent et confortable.
Châssis Cup, plus radical avec un différentiel mécanique et des suspensions raffermies pour une efficacité maximale sur circuit.
Seat León III Cupra 290 (2020)
La SEAT León III Cupra 290, produite entre 2015 et 2016, est une compacte sportive qui allie performances, polyvalence et design agressif. Version évoluée de la León Cupra 280, elle gagne 10 chevaux supplémentaires, portant la puissance de son 4 cylindres 2.0L turbo TSI à 290 ch et 350 Nm de couple, disponibles sur une large plage de régime.
Disponible en boîte manuelle 6 rapports ou en boîte DSG à double embrayage, elle affiche des performances de haut niveau :
0 à 100 km/h en 5,7 secondes avec la DSG (5,9 sec en BVM).
Vitesse de pointe limitée à 250 km/h.
Son châssis affûté, combiné à un différentiel autobloquant électronique (VAQ) et des suspensions adaptatives (DCC), lui offre une excellente motricité en traction avant, rendant la Cupra 290 redoutable en courbes.
Côté design, elle se distingue par des jantes spécifiques, un kit carrosserie agressif, des phares Full LED, ainsi qu’une sonorité plus expressive grâce à un échappement optimisé.
Véritable alternative aux références du segment comme la Volkswagen Golf R ou la Honda Civic Type R, la León Cupra 290 séduit par son équilibre parfait entre sportivité et confort, faisant d’elle une des compactes sportives les plus appréciées de sa génération.

Alpine A110 Pure (2022)
L’Alpine A110 Pure, produite à partir de 2018, incarne l’essence même du plaisir de conduite selon Alpine : légèreté, agilité et pureté mécanique. Elle reprend le design néo-rétro inspiré de l’A110 originelle des années 60, tout en intégrant des technologies modernes et une conception allégée.
Sous son capot, elle embarque un 4 cylindres 1.8L turbo développant 252 ch et 320 Nm de couple, associé à une boîte automatique à double embrayage (Getrag 7 rapports) et une propulsion arrière. Grâce à son poids plume de 1 098 kg, elle réalise le 0 à 100 km/h en seulement 4,5 secondes, tout en offrant une vitesse de pointe de 250 km/h.
La version Pure se distingue par son approche épurée et orientée vers la performance :
Sièges baquets Sabelt ultra-légers (13 kg chacun). Absence d’équipements superflus pour maximiser la légèreté. Châssis en aluminium, offrant un équilibre et une agilité exceptionnels.
Son comportement dynamique exemplaire, son direction ultra-précise et sa suspension à doubles triangles en font une des meilleures sportives de sa catégorie, privilégiant le ressenti et la connexion avec la route plutôt que la puissance brute.
Véritable hommage à l’ADN Alpine, l’A110 Pure séduit les puristes en quête d’une voiture aussi efficace sur route que sur circuit, avec un plaisir de conduite intact à chaque virage…
Les véhicules historiques de la BRI
Alpine A310 Phase 1 (1971-1976)
L’Alpine A310 Phase 1, produite entre 1971 et 1976, est une GT française qui succède à l’A110 en visant une approche plus polyvalente et moderne. Conçue sous la direction de Jean Rédélé, elle arbore un design anguleux signé Yves Legal et conserve l’ADN sportif de la marque avec son châssis en poutre et sa carrosserie en polyester.
D’abord équipée du moteur 4 cylindres 1.6L d’origine Renault-Gordini (125 ch), elle offre un comportement dynamique, bien que pénalisé par une répartition des masses perfectible. Avec son architecture à moteur arrière et son poids contenu (environ 900 kg), l’A310 Phase 1 se distingue par son agilité et son style unique, mais souffre de performances jugées modestes face à la concurrence.

Ce n’est qu’avec la Phase 2 et l’arrivée du V6 PRV que l’A310 gagnera en puissance et en reconnaissance, devenant un modèle emblématique de l’histoire Alpine.
Matra Djet 6 (1965-1967)
L’une des premières GT à moteur central arrière, la Matra Djet 6 est dotée d’un 1.3L Gordini de 80 ch et affiche une vitesse de 190 km/h. Sa conception en fibres de verre et son agilité en font une sportive avant-gardiste.

Citroën SM (1970-1975)
La Citroën SM, produite entre 1970 et 1975, est une GT d’exception alliant luxe, innovation et performances. Née de l’ambition de Citroën de proposer un coupé haut de gamme, elle résulte du rachat de Maserati et intègre un moteur V6 2.7L Maserati développant 170 ch (puis 180 ch en injection).
Dotée d’une traction avant et d’un design signé Robert Opron, la SM se distingue par son aérodynamisme travaillé (Cx de 0,33) et ses technologies de pointe : direction DIRAVI assistée et asservie à la vitesse, suspension hydropneumatique et freins assistés à double circuit.
Malgré un poids conséquent (1 450 kg), elle atteint 220 km/h, offrant un compromis unique entre confort et sportivité.
Si son prix élevé et la crise pétrolière de 1973 ont freiné son succès, la Citroën SM reste une icône de l’automobile française, appréciée pour son style audacieux et son agrément de conduite incomparable.
Citroën CX GTi (1977-1989)
Citroën CX Gti : La Citroën CX GTi, produite à partir de 1977, est la version sportive de la CX, une berline déjà reconnue pour son confort et son innovation technologique. Elle se distingue par son moteur 4 cylindres 2.4L injection développant 128 ch, lui permettant d’atteindre 190 km/h, une vitesse remarquable pour une berline de son époque.
Équipée de la célèbre suspension hydropneumatique, elle offre une tenue de route exceptionnelle et un confort de roulage inégalé. Son design fluide et aérodynamique (Cx de 0,36), signé Robert Opron, renforce son allure dynamique, tandis que son intérieur met l’accent sur l’ergonomie futuriste avec son tableau de bord à satellites.
En 1983, la CX GTi Turbo pousse encore plus loin les performances en intégrant un turbo au moteur 2.5L, atteignant 168 ch et dépassant les 200 km/h, faisant d’elle l’une des berlines françaises les plus rapides de son temps. Véritable référence, la CX GTi incarne l’esprit innovant de Citroën et reste une icône de la marque.
Renault 21 2L Turbo (1987-1993)
La Renault 21 2L Turbo, produite entre 1987 et 1993, est une berline sportive qui a marqué son époque par ses performances impressionnantes et son rapport prix/puissance imbattable.
Sous son capot, on retrouve un 4 cylindres 2.0L turbo développant 175 ch et 270 Nm de couple, associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Grâce à son poids contenu (1 250 kg) et son turbo bien calibré, elle abat le 0 à 100 km/h en seulement 7 secondes et atteint 227 km/h, rivalisant avec certaines GT de son époque.
Dotée d’un châssis affûté, d’un train avant précis et d’un excellent compromis entre confort et sportivité, la 21 2L Turbo est disponible en traction ou en transmission intégrale (Quadra) à partir de 1989, offrant encore plus d’efficacité sur route.
Malgré une production limitée, elle reste une référence dans l’histoire des sportives françaises, appréciée pour ses performances et son caractère explosif, tout en conservant l’apparence discrète d’une berline familiale.
Peugeot 405 T16 (1993-1995)
La Peugeot 405 T16, produite entre 1993 et 1995, est la version ultime de la 405, développée dans l’esprit des succès de Peugeot en rallye et en compétition.
Sous son capot, elle embarque un 4 cylindres 2.0L turbo développant 200 ch en usage normal et jusqu’à 220 ch grâce à l’overboost, lui permettant d’atteindre 235 km/h et d’abattre le 0 à 100 km/h en 7 secondes.
Elle se distingue par sa transmission intégrale avec différentiel central visqueux et un différentiel arrière Torsen, offrant une motricité optimale dans toutes les conditions. Son châssis affûté et son système de suspension évolué en font une des berlines sportives les plus efficaces de son époque.

Produite en 1 046 exemplaires, la 405 T16 est aujourd’hui une pièce rare et prisée, symbole du savoir-faire de Peugeot en matière de sportives discrètes mais redoutables sur la route.
Peugeot 306 S16 (1993-2001)
La Peugeot 306 S16, produite entre 1993 et 2001, est la version sportive de la célèbre compacte française, héritière de l’esprit dynamique des 205 GTI et 309 GTI 16.
Sous son capot, elle embarque un 4 cylindres 2.0L 16 soupapes développant 150 ch (puis 167 ch avec la version Phase 2 en 1997), associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Grâce à son poids contenu (1 150 kg) et à un châssis particulièrement bien équilibré, elle offre un 0 à 100 km/h en environ 8 secondes et une vitesse de pointe de 220 km/h.
Son comportement dynamique exemplaire, dû à un train avant précis et un essieu arrière auto-directionnel, fait d’elle l’une des meilleures compactes sportives de son époque. Agile, performante et polyvalente, la 306 S16 s’est imposée comme une référence, souvent comparée à la Volkswagen Golf GTI ou à la Honda Civic VTi.
Encore très appréciée aujourd’hui par les passionnés de youngtimers, la 306 S16 reste une icône des années 90, symbolisant le savoir-faire de Peugeot en matière de châssis et de plaisir de conduite.
Vitesse et fiabilité au service de la prévention et de la répression des infractions routières
De l’Alpine A310 des années 70 à l’Alpine A110 Pure de 2022, en passant par des modèles emblématiques comme la Subaru Impreza WRX et la Renault Mégane RS, la gendarmerie nationale a toujours su s’adapter aux exigences de la sécurité routière en s’équipant de véhicules à la fois rapides et fiables. Véritables outils de dissuasion et d’intervention, ces voitures mythiques témoignent de l’évolution des technologies et du rôle clé des ERI dans la prévention et la répression des infractions routières.
Peugeot 306 S16 (1993-2001)
La Peugeot 306 S16, produite entre 1993 et 2001, est la version sportive de la célèbre compacte française, héritière de l’esprit dynamique des 205 GTI et 309 GTI 16.
Sous son capot, elle embarque un 4 cylindres 2.0L 16 soupapes développant 150 ch (puis 167 ch avec la version Phase 2 en 1997), associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Grâce à son poids contenu (1 150 kg) et à un châssis particulièrement bien équilibré, elle offre un 0 à 100 km/h en environ 8 secondes et une vitesse de pointe de 220 km/h.
Son comportement dynamique exemplaire, dû à un train avant précis et un essieu arrière auto-directionnel, fait d’elle l’une des meilleures compactes sportives de son époque. Agile, performante et polyvalente, la 306 S16 s’est imposée comme une référence, souvent comparée à la Volkswagen Golf GTI ou à la Honda Civic VTi.
Encore très appréciée aujourd’hui par les passionnés de youngtimers, la 306 S16 reste une icône des années 90, symbolisant le savoir-faire de Peugeot en matière de châssis et de plaisir de conduite.
Vitesse et fiabilité au service de la prévention et de la répression des infractions routières
De l’Alpine A310 des années 70 à l’Alpine A110 Pure de 2022, en passant par des modèles emblématiques comme la Subaru Impreza WRX et la Renault Mégane RS, la gendarmerie nationale a toujours su s’adapter aux exigences de la sécurité routière en s’équipant de véhicules à la fois rapides et fiables. Véritables outils de dissuasion et d’intervention, ces voitures mythiques témoignent de l’évolution des technologies et du rôle clé des ERI dans la prévention et la répression des infractions routières.
Sources :
- Archives de la Gendarmerie Nationale
- Communiqués de presse du Ministère de l’Intérieur
- Dossiers techniques des constructeurs automobiles
- Articles spécialisés sur l’histoire des véhicules de la gendarmerie

