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LES DIFFÉRENTS TYPES DE CONTRÔLES TECHNIQUES 

En France, le contrôle technique est un examen obligatoire depuis 1992, qu’il s’agisse d’un véhicule léger ou d’un véhicule lourd. La plupart du temps effectué sans démontage, ce dernier a pour objectif d’identifier de possibles défaillances pouvant porter atteinte à la sécurité routière et à l’environnement. Bien que toujours réalisé dans un centre par des techniciens agréés son contenu et sa forme peuvent varier selon les types de visites.  

Le contrôle technique périodique

Le contrôle technique périodique concerne tous les véhicules particuliers dont le PTAC (poids total autorisé en charge) est inférieur à 3,5 tonnes. Il doit être effectué avant la quatrième année du véhicule, puis tous les deux ans, dans un centre de contrôle technique agréé par l’état.  

Réformé en mai 2018, puis en juillet 2019, l’examen porte désormais sur 133 points de contrôle répartis en 610 défaillances. Il dure entre 45 minutes et 1 heure. A l’issue de ce dernier, le contrôleur dresse un procès-verbal répertoriant les résultats du contrôle ainsi que des éventuelles anomalies. 

Attention, aucune convocation n’est envoyée, le contrôle est donc à l’initiative du conducteur ! Pour le passer, vous devrez présenter l’original de votre carte grise (certificat d’immatriculation). 

 

Le contrôle technique volontaire

Comme son nom l’indique, le contrôle technique volontaire est à l’initiative du conducteur qui souhaite faire vérifier son véhicule entre deux contrôles techniques périodiques, avant un départ en vacances ou après un léger accident.  

Selon les besoins, il peut être partiel ou complet, dans ce cas, le contrôleur vérifiera comme pour le contrôle technique obligatoire une liste de 133 points de contrôle.  

La visite volontaire donne lieu à l’émission d’un rapport détaillé mais n’entraîne pas de contre-visite, vous pourrez alors prendre le temps de faire les réparations au fur et à mesure. Attention toutefois, ce dernier ne peut en aucun cas se substituer au contrôle technique règlementaire. Il ne délivre ni vignette, ni timbre sur la carte grise et ne modifie pas non plus la date du contrôle technique suivant.  

Le contrôle technique anticipé

Le contrôle technique anticipé est réalisé dans le cadre de la vente d’un véhicule à un particulier, que le vendeur soit professionnel ou non. En effet, pour conclure la vente d’un véhicule, le vendeur est dans l’obligation de remettre au futur acquéreur un rapport détaillé lui permettant de garantir la fiabilité de ce dernier. Ce rapport doit être daté de moins de 4 mois pour un véhicule de plus de 4 ans ou de 2 mois dans le cas d’une contre-visite 

Sur la forme, la visite anticipée se déroule de la même manière que celle du contrôle périodique et porte sur 133 points de vérification. A l’issue de cette dernière, le contrôleur vous remet un timbre portant la lettre A si le contrôle est favorable, et un timbre comportant la lettre S, si le véhicule est soumis à une contre-visite.

Le contrôle complémentaire anti-pollution

Le contrôle complémentaire anti-pollution concerne uniquement les véhicules utilitaires de moins de 3,5 tonnes et de plus de 4 ans et vise à réduire l’impact sur l’environnement 

Il doit être effectué entre deux contrôles techniques (à partir du 11e mois suivant chaque visite technique périodique) à l’initiative du propriétaire. Vous trouverez la date limite du contrôle sur le procès-verbal de votre contrôle technique et sur votre vignette. 

Contrairement au contrôle technique périodique la visite ne porte que sur l’identification du véhicule, le contrôle des émissions polluantes et les témoins lumineux correspondants.  

A l’issue de la visite complémentaire 2 résultats sont possibles :  

  • Votre véhicule ne pollue pas : il sera alors mentionné sur le certificat d’immatriculation la date du prochain contrôle technique. 
  • Votre véhicule pollue : il sera alors inscrit sur le certificat d’immatriculation la date de la contre-visite complémentaire qui devra être effectuée dans les 2 mois.    

La contre-visite

La contre-visite intervient dans un délai de deux mois dans le cadre d’un contrôle technique défavorable. Elle permet notamment au contrôleur de s’assurer que les réparations demandées ont bien été effectuées et que le véhicule peut circuler en toute sécurité.  

Depuis la réforme du 20 mai 2018, les défaillances du véhicule sont répertoriées en 3 classes :  

  • Les défaillances mineures, n’entraînant pas de contre-visite 
  • Les défaillances majeures, entraînant une contre-visite dans un délais de 2 mois  
  • Les défaillances critiques, entraînant une contre-visite pour le jour même du contrôle technique. 

Lors de l’examen, seuls l’identification du véhicule et les points portant à réparations sont examinés. Pour effectuer cette dernière, vous devrez vous munir du procès-verbal du contrôle technique initial. 

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